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1 - Journée mondiale du refus de la misère - Pourquoi et comment la promouvoir et la développer- Analyse du rapport du SG

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Rapport A/61/308 Observance of the International Fay for the Eradication of Poverty Rapport disponible sur le site de DESA et sur wikipedia


Analyse préliminaire à corriger et compléter (Onglet Edit- pour savoir comment faire et dans quel but, voir la page de discussion XavierV

Résumé

La pauvreté est une violation des droits de l’homme, et le respect des droits de l’homme oblige tous les acteurs à de nouveaux efforts pour éliminer la pauvreté, en recherchant tout particulièrement les plus pauvres, les sans-voix .

Le 17 octobre, journée internationale pour l’élimination pour la pauvreté, célébrée à la suite d’un premier rassemblement contre la misère à Paris en 1987, est l’occasion de mobiliser les citoyens de tous pays en vue d’y mettre fin et de reconnaître le courage de toutes celles et ceux qui font face à l’extrême pauvreté à travers le monde.

Tels sont les principaux constats qui ressortent du rapport des Nations Unies A/61/xx,. (la cote et les versions dans les six langues seront disponibles dans quelques jours) Ce rapport établi sur la base des réponses à des questionnaires diffusés par les Nations Unies aux Etats-membre, aux organisations du système des Nations Unies, et à la société civile, sera examiné lors de la 61ème session de l’Assemblée générale qui s’est ouverte le 12 septembre 2006.

Origine du rapport

En décembre 1992 , consciente de la priorité de mettre un terme à l'extrême pauvreté, les Nations Unies instituent chaque 17 octobre « Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté ». (RES/47/196)

Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies en 2005, les Etats-membres ont demandé une réflexion à partir de l'expérience de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (résolution A/RES/60/209).

Contenu du rapport

L’histoire de la journée du 17 octobre commence en 1987, et elle est dès le départ marquée par le constat, que dans l’extrême pauvreté, l’ensemble des droits de l’homme sont violés.

La première partie présente une analyse de la pauvreté en termes de droits de l’homme, sur la base des travaux, rapports, déclarations adoptés par les Nations Unies au cours des 20 dernières années.

La journée donne lieu à de très nombreux rassemblements à travers le monde. Les questionnaires remplis par 25 Etats, 9 organisations du système des Nations Unies, et la société civile permettent d’en avoir un aperçu. Les formes de mobilisation sont très diverses ; dans de nombreux cas, le courage des pauvres et leurs efforts sont au centre des rassemblements.

Le rapport se termine par plusieurs recommandations. Les célébrations de la journée du 17 octobre à travers le monde sont dans la plupart des cas une occasion de se rappeler le courage de tous ceux qui font face à la pauvreté dans le monde et de leur rendre hommage. Aussi tous les Etats membres sont encouragés à marquer la Journée et à la faire connaître en veillant tout particulièrement à ce que les groupes de personnes les plus isolés dans chaque société soient pris en compte.

Le rapport encourage également les Etats, les Nations Unies et l’ensemble des acteurs à faire des droits de l’homme une référence de base dans tous les échanges concernant le développement et l’élimination de la pauvreté.

Droits de l’homme et pauvreté.

Le rapport propose une analyse qui s’appui sur plusieurs documents des Nations Unies : la déclaration et le programme d’action de la conférence mondiale sur les droits de l’homme de Vienne (1993), le rapport final sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté de Leandro Despouy, et deux autres documents publiés sur ce thème par le Haut Commissariat des Nations Unies.

Un tableau examine un certain nombre de droits, allant du droit à la personnalité légale (conditionnée par l’enregistrement des naissances), au droit au travail décent, en passant par l’accès à la justice ou encore le droit de participer à la vie culturelle. Il explique en quoi pour les personnes très pauvres, ces droits sont le plus souvent hors de portée.

Il identifie plusieurs aspects de la vie des pauvres qui rendent les droits inacessibles : l’exclusion sociale, le rejet qui conduit à douter même de sa propre valeur, et ceci dès l’enfance. Il rappelle que ces facteurs se conjuguent : sans certains droits, comme le droit au logement, d’autres comme le droit au travail ou à l’éducation sont compromis.

Respecter les droits de l’homme dans la lutte contre la pauvreté entraîne plusieurs obligations importantes :

- il faut donner aux pauvres les moyens d’agir, leur permettre de connaître leurs droits et d’être en mesure de les exercer (empowerment)

- il faut se donner les outils de connaissance et les indicateurs appropriés pour apprécier l’évolution de l’élimination de la pauvreté, et pour s’assurer que les droits de l’homme sont respectés dans les actions engagées,

- tous les acteurs ont des responsabilités dans la lutte contre la pauvreté, aussi bien les Etats que le secteur privé, la société civile, les agences bilatérales et multilatérales de développement et il convient de les expliciter. Ainsi il ne s’agit pas uniquement d’avoir l’éducation gratuite. Si c’est un droit reconnu, les Etats doivent prendre les mesures nécessaires pour arriver effectivement à le garantir effectivement.

Analyse des réponses aux questionnaires

En plus des réponses des Etats et des organisations des Nations Unies, la société civile a diffusé un questionnaire qui a reçu 175 réponses. Ces réponses ont servi de base à un séminaire international en mai 2006 à Montréal.

L’analyse des réponses des Etats et des organisations des Nations Unies fait apparaître :

- que la participation des pauvres est un élément central de l’esprit de la Journée (exemple développé sur le Pérou)

- que le degré de connaissance de la Journée est variable. Certains Etats qui ont répondu ne connaissaient pratiquement pas la Journée.

- que dans de nombreux cas la Journée donne lieu à des manifestations artistiques et culturelles.

- ….

Presque tous les Etats qui ont répondu se proposent de développer la Journée et et de renforcer son impact. Le rapport cite notamment des pistes concernant les enfants et les jeunes.

Quels points d’appui pour tous ceux qui se mobilisent à travers le monde pour le 17 octobre ?

Le rapport établit clairement que dans la plupart des rassemblements, la vie et le courage quotidien des pauvres sont au cœur des rassemblements, et il invite tous les acteurs à poursuivre et renforcer cette caractéristique. La Journée permet de mieux comprendre ce que cela veut dire de vivre dans la pauvreté. Le rapport cite le nom de nombreux pays (Algérie, Afrique du Sud*, Allemagne, Arménie, Autriche, Cambodge*, Chine*, Chypre, France, Irlande*, Jamaique, Liban, Luxembourg, Malawi, Maurice, Pérou*, Philippines, Sénégal*, Suisse, Trinidad, et Tobago, Tunisie*, Turquie- vérifier s’il n’en manque pas – les pays étoilés sont mentionnés plusieurs fois, ou avec plus de détails ) . Les groupes qui marquent la journée peuvent d’autant mieux s’appuyer sur le rapport dans ces pays. ….

Quels sont les aspects qui apparaissent insuffisamment ou pas du tout et que nous souhaiterions renforcer dans les dialogues à venir ?

- Les enfants et leur contribution actuelle et souhaitable ne sont pratiquement pas évoqués dans le rapport.

- Si des expressions telles que « les très pauvres », « les plus vulnérables » ne sont pas absentes du rapport, la partie sur les droits de l’homme et la pauvreté ne rappelle pas qu’un approche fondée sur les droits de l’homme oblige à donner une attention prioritaire au plus pauvre (Principes directeurs de la Sous-commission 2006, Brochure « Rights Based approach for develompent cooperation – 2006 entre autres page 12 et 26)

- le rapport fait référence aussi bien à des pays industrialisé qu’à des pays dits « en développement ». Cependant il dit seulement que la pauvreté persiste « in many parts of the world », ce qui est faible par rapport à l’affirmation de la résolution de l’Assemblée générale A/RES/59/186 : "Profondément préoccupée par le fait que l’extrême pauvreté persiste dans tous les pays du monde, quelle que soit leur situation économique, sociale ou culturelle, et que son importance et ses manifestations, tels la faim, la traite des êtres humains, la maladie, l’insuffisance de logements appropriés, l’analphabétisme et le désespoir, sont particulièrement graves dans les pays en développement, mais reconnaissant toutefois les progrès appréciables accomplis dans plusieurs régions du monde en matière de lutte contre l’extrême pauvreté,

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